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PRÉSENTATION
Mise en redressement judiciaire, la Fonderie Giroud a été reprise en 2005 par d’anciens cadres de l’entreprise qui ont toujours cru en son potentiel. Un pari réussi. Entreprise familiale créée au XVIIIe siècle à Barraux, la Fonderie Giroud est vendue en 1991 à un groupe suisse. Contrainte de déposer le bilan en 2003, elle est mise en redressement judiciaire. Désireux de sauver l’entreprise, le PDG, Patrick Collin, et trois autres cadres, Stéphane Collier, Fabien Ferlat et Jean-Pierre Large, décident de la racheter. “Nous avons créé une nouvelle société, Fonderie Giroud Industrie, et repris 97 des 100 salariés, raconte Patrick Collin, président du conseil d’administration. Plusieurs facteurs ont joué en notre faveur. Tout d’abord, nous n’avons perdu aucun client durant toute la période de redressement. Les fournisseurs et les banquiers nous ont suivis et les salariés ont également joué le jeu.” La Fonderie Giroud réalise des pièces en fonte pour les biens d’équipement lourd (machines à imprimer, moteurs marins, ascenseurs, robinetterie industrielle…). Elle travaille pour de grands comptes tels que Schneider Electric, Caterpillar, Goodyear ou General Electric. “Dans notre activité, mieux vaut être indépendant, précise Patrick Collin, car cela nous permet de choisir nos clients, nos marchés. Par ailleurs, contrairement à ce qui était pratiqué auparavant, il est indispensable de conserver un lien fort entre les fonctions techniques et commerciales. Nous réalisons des pièces complexes à forte valeur ajoutée à partir du plan fourni par le client. La qualité et la rapidité des délais sont les premiers critères retenus. En cela, les pays de l’Est ne peuvent rivaliser avec nous.” Patrick Collin estime qu’en trois ans, le métier a changé. “Avant, nous étions sous-traitants, aujourd’hui nous co-concevons les pièces avec le client. Cette notion de service est très importante.”
Entreprise cherche opérateurs La Fonderie Giroud exporte 60 % de son activité, principalement en Europe. Son objectif est de renforcer sa présence sur le marché allemand. Un pays difficile à pénétrer jusqu’à présent puisque le groupe suisse, ancien détenteur de l’entreprise, dispose de sa propre fonderie sur place. L’une des préoccupations de la PMI concerne cependant le manque de moyens humains. “Nous avons les pires difficultés pour trouver de la main-d’œuvre, se désole le président. Nous pourrions embaucher cinq opérateurs tous les ans, mais je cherche des candidats qui ont véritablement envie d’apprendre le métier. Nous sommes dans l’obligation de refuser du travail par manque de personnel.” La fonderie tourne à plein régime et dispose de quatre mois de commandes fermes. Depuis 2005, elle a investi 1 M€ en logiciels et moyens de production et prévoit l’acquisition d’un nouveau four d’ici la fin de l’année pour un montant de 600 k€. Avec un chiffre d’affaires de plus de 12 M€ et un résultat positif, la Fonderie Giroud Industrie (92 salariés) poursuit l’aventure centenaire.
F. Combier ......................... PRESENCES Mai 2007 N° 191 .........................
photo © presences
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